AIX-LES-BAINS
 
AIX-LES-BAINS
AIX-LES-BAINS
 
- Lettre à Mn. Mollin (FRANÇAIS)
- Quo vadis, France? (ENGLISH)
Carte de la zone
 
LETTRE À MONSIEUR MOLLIN, PROCUREUR GÉNÉRAL DE LA SAVOIE.

Résumé
Je ne suis pas un inconnu en Savoie. J’ai vécu à Turin et travaillé au Jardin Botanique du Petit Saint Bernard. Je me suis rendu d’ailleurs dernièrement aux bains thermaux d’Aix (Marlioz). Le mardi 4 janvier 2005 vers les huit heures du soir sur la PLACE (Square) ALFRED BOUCHER, d’Aix-les-Bains je fus agressé par 2 jeunes. Cela s’est produit tout près de la PIZZERIA RÉGAL. Le gérant de la pizzeria, et probablement son épouse, ont été témoins des faits et ont prévenu à plusieurs occasions la Police, qui après être arrivée, s’est refusée á parler plus minutieusement avec moi de l’incident. Les coups reçus à la tête et les contusions de second degré (avec perte de connaissance de moins de 5 minutes) ont provoqué des séquelles dont les effets ont duré plus d’un mois après l’agression. La lésion au doigt de la main n’est pas considérée comme invalidité en soi. La perte de capacité de concentration, lecture et étude, l’ont par contre été. J’apporte un portrait robot des agresseurs, supposés être des agents de Police sans uniforme, le certificat médical et une copie de la plainte originale. Je demande une indemnisation, maximum, de 6000 euros en compensation pour les dommages physiques et 12000 euros pour les dommages moraux.

MES ANTÉCEDENTS PERSONNELS
Je suis né à Barcelone en 1954. J’ai réalisé mes études en biologie à l’université centrale de Barcelone. Lors de ma dernière année des études là-bas, j’ai reçu une invitation de l’université de Turin pour réaliser une étude sur le processus de la mycorhization. Auparavant, j’avais déjà visité les centres de l’INRA de Bordeaux (Dr DELMAS) et de Clermont Ferrand (Dr CHEVALIER); et j’avais eu l’occasion de rencontrer la professeur FONTANA lors d’un congrès à Bordeaux. Elle serait mon directeur d’études à Turin. J’obtins une bourse d’études du CNR italien, suite à une sollicitude du CSIC espagnol; et le 14 mars de 1979, je commençai mon séjour d’un an là-bas, jusqu’au 14 mars 1980. L’avant dernière semaine d’août de 1979, je fus invité par le directeur de la banque de Savoie de Aix-les-Bains à travailler dans le jardin botanique de Petit Saint Bernard, à pétition du professeur Bruno PEYRONEL. Je connus là-bas beaucoup de dirigeants de la Savoie française et italienne, puisqu’ils avaient choisi ces parages pour célébrer leur réunion annuelle. En concret, j’ai souvenir d’avoir rencontré le directeur de la banque antérieurement citée, au directeur de la Police de Aix-les-Bains, et au Juge de Chambéry, qui doit encore être votre Honneur. Quelques ans plus tard, en août 2001, j’ai passé une dizaine de jours à Aix-les-Bains pour essayer une cure thermale à Marlioz (de Mr ZOÏL RAM). Ma sensibilité extrême à la contamination atmosphérique m’oblige à porter un masque anti-gaz à de maintes reprises.
Le jour des faits, le 4 janvier 2005, nous venions d’arriver à Aix-les-Bains, ma mère, mes deux nièces orphelines de père et mère, et moi-même, provenant d’Evian, lors d’un voyage touristique. J’aurais aimé prolonger mon séjour quelques jours de plus pour ma cure thermale, mais la manière de promouvoir le tourisme que m’ont montrée les deux agents de Police sans uniforme, m’a convaincu de partir immédiatement à Barcelone, lieu où je réside.
 
LES FAITS
Vers 19 h. 40 min. du mardi 4 janvier 2005, nous arrivions en voiture à Aix-les-Bains. Par crainte à qu’ils ne puissent nous servir le repas à ces heures à l’hôtel, nous nous dirigeâmes à la recherche d’un restaurant situé à proximité des voies du train. Je garai la voiture sur la place ALFRED BOUCHER. Ma famille sortit et se dirigea vers la partie basse. Je les suivis par la suite, et j’étais tout près de la PIZZERIA RÉGAL. J’attendis mon tour pour commander une pizza. C’est une pizzeria ambulante. Ils servaient un jeune homme, et celle qui paraissait être sa femme, moins âgée que lui. Sans le savoir, ma famille, au lieu de rentrer dans le restaurant du bas de la place, avait emprunté vers la partie haute et ils étaient à la brasserie. Il faisait assez froid. Je portais un pantalon en soie de couleur marron et un anorak de couleur noire. Sous les pantalons je portais des caleçons longs (jusqu’aux pieds), et en dessous de ceux-ci, un autre de type boxer. Le fait de porter des caleçons doubles fut mon unique prévision face à mon intuition de ce qui pourrait se produire.
A l’hôtel Cottage, durant mon séjour en 2001, des voisins d’Aix se sont plaints amèrement des brutales pratiques de la Police qui agresserai toute personne seule qui mange dans un parc, en assénant de forts coups à la tête et en cassant les lunettes. D’abord, ils les provoquent en leur confisquant leur nourriture, puis en les bousculant. Les coups étaient si forts que les personnes ne pouvaient contrôler les voies anales et contenir les matières fécales. Je pensais, alors, qu’il ne m’arriverait grand-chose en cas d’agression. Ma confiance envers les autorités locales était, alors, aveugle.
Le jour des faits je me sentais déjà un peu étourdi dû à la fumée des cigarettes lors de la promenade de l’après-midi, mais également de n’avoir mangé que lors du petit déjeuner. J’ai dû sauter le repas du midi car nous n’avions trouvé aucun restaurant sans fumée de tabac à Evian. J’attendis 10 minutes à ce que la pizza soit prête. Il y avait pas mal de monde qui attendait sont tour devant moi. La mienne était végétarienne. Je pris également une Orangina. Je voulais savoir où se trouvait ma famille, mais ils n’étaient pas dans le restaurant de la partie d’en bas. Comme je sentais de la sympathie pour les vendeurs de pizza, je décidai de rester auprès d’eux. Ils me dirent qu’ils étaient originaires du lieu. Je me mis à chercher un lieu pour manger ma pizza que ne dérangerait personne. J’avais très faim. Je vis un grand cèdre au milieu de la place, une zone sans asphalte. A ses pieds, un mur circulaire apte à s’asseoir dessus. Une haie métallique de couleur verte contournait le centre de la place. On ne pouvait y accéder que par deux accès. Il n’y avait aucune pancarte interdisant l’accès, si ce n’est une interdiction aux chiens. Je sentais une faim vorace. Il devait être déjà 20 heures. Lorsque je mis mon masque et ma boisson sur le mur, je vis comment un jeune homme d’un âge compris entre 20 et 30 ans, que j’appellerai « le fou » dorénavant, et dont j’ajoute le portrait robot imparfait, s’amusaient à molester les personnes qui faisaient la queue, en lançant des insultes racistes et obscènes contre des ennemies absents. Il répéta à plusieurs reprises le mot « putain ». Un moment après cela, il se mit à discuter avec le conducteur d’une voiture, appuyé sur la porte, ouverte, de devant. Il parlait très vite et sur un ton confidentiel. Je n’ai donc pas pu comprendre les motifs de la conversation. Ma connaissance de la langue française n’est pas parfaite. Je ne comprends que les personnes qui ne parlent pas trop rapidement, et avec éducation.
Lorsque je commençai à déguster ma pizza, je vis que le « fou » s’était rendu compte de ma présence, et il me regarda fixement de l’autre côté de la haie. Tout d’abord, il sembla la vouloir sauter au-dessus pour m’aborder, ce qui commença à m’alerter. De plus, son regard ressemblait beaucoup à celui d’un assassin catalan que je connais. Le type douta un instant. Par la suite, il contourna la haie pour entrer par une des portes d’accès. Il s’approcha vers moi en parlant, excité, et en prononçant des phrases qui pour moi étaient incompréhensibles et incongrues. Il s’était déjà bien approché à moi et voulu me serrer la main. Ses yeux dessinaient des cercles frénétiques. Je n’acceptai de lui tendre la main qu’avec celle-ci proche de la ceinture, pour éviter qu’il ne puisse me la tordre. Quand il vit que je partais, il adopta un autre ton de voix pour m’amadouer. Je lui dis que je n’étais pas français. Que je n’avais pas de monnaies pour lui. Il me demanda 2 euros pour s’acheter une pizza. Mais je crois qu’il essayait de me tromper. Une pizza coûtait 4 euros. Il ne me semblait pas pauvre, et qu’il voulait me dominer pour faire avec moi ce que bon lui semblerait. Je peux à peine me souvenir de ses mots, mais je me souviens du mot « bougnoule ». Je lui demandai où il vivait, et il me répondit qu’au troisième étage du casino. (Votre Honneur saura fort bien que le casino d’Aix n’a que deux étages). Je lui donnai un morceau de ma pizza qu’il dévora tout de suite. Ensuite, il approcha ses mains pour toucher le reste de la pizza qui se trouvait sur mes genoux. Je me trouvais, donc, assis.
C’est alors qu’apparut son compagnon, que j’ai surnommé « le sage ». Son portrait imparfait se trouve adjoint.
Touts deux doivent avoir une taille similaire, d’environ 174 cm. Bien que « le fou » devait être un peu plus grand, plus joufflu de visage et d’un teint de peau un peu brunâtre. Il boitait lorsqu’il pressait le pas. « Le sage » avait un teint de peau plus pâle et des cheveux blond foncé. Les yeux du « sage » étaient bleu certainement. Et ceux du « fou » brun. Quand même, l’obscurité du lieu ne me permettait pas de bien apprécier les couleurs. Tout deux portaient un anorak blanc, quelque peu jaunissant, avec des raies de couleur bleu, au moins une à la hauteur des épaules. J’avais déjà vu de tels anoraks, portés par les Policiers du Petit Saint Bernard.
« Le sage » murmura qu’ils voulaient de l’argent pour des cigarettes, en se déplaçant sur ma droite. Cette demande ne me parut guère plus sincère. Probablement avaient ils observé que je mangeais de la main droite. Une fois, situés à ma droite, je cessai de les regarder. C’est seulement lorsqu’ils s’embrassèrent affectueusement, et je crois même qu’ils se donnèrent plusieurs baisers, que je me suis tourné vers eux avec incrédulité. Je crois que « le sage », avant de l’embrassade, avait fixé son regard sur moi pour tenter de m’hypnotiser. Lorsque je remis les yeux sur ma pizza, je sentis qu’on me bouscula brusquement, dès ma droite. « Le sage » se maintenait à ma droite, mais le « fou » se trouvait déjà en face de moi. Une autre forte bousculade, et mes biens se retrouvèrent répandus à même le sol. Immédiatement, j’ai voulu imposer mon autorité et dignité, en levant la jambe droite vers le « fou ». Il se retira rapidement. Je me rappelle de son étroite et agile ceinture. Je ne suis même pas arrivé à le frôler. Pendant que je levais la jambe, j’ai pus observé un sourire chez « le sage », qui semblait aimer mes chaussures, utiles pour travailler et faire du sport, de couleur bleu et jaune. Après, je me souviens que le « sage » me frappa la tête avec son poing sur la zone pariétale droite à plusieurs reprises. C’est alors que je perdis conscience.
Je la récupérai un moment pour voir le poing du « fou » tenter de me frapper à l’entre–sourcils. Je vis son poing en vert dans l’obscurité totale. Après, je ne sais pas ce qui s’est passé. Je suppose qu’il a dû passer peu de temps. Je récupérai la conscience peu à peu malgré l’obscurité intérieure. Je pensais au conseil d’un des mes amis, qui est maintenant décédé, qui m’a dit un jour que si j’étais sur le point de mourir avant la date que je m’étais imaginé en secret, et que si je pensais que mon heure n’était pas encore arrivée, alors que je ne perdrais pas la vie. Je pensai à cela, que cela ne serait pas mon heure ni le lieu, et je commençai à sentir mon genou gauche enflé sur le sol.
J’écoutais la voix des mes agresseurs derrière moi. C’est alors qu’en me rappelant de toutes les autorités locales que j’avais connues, et qui m’avaient donné une si bonne impression, que je me mis à crier avec le peu de force qui me restait au secours: « Police !!! ». Je crois avoir entendu alors la voix du « fou » se diriger à moi pour me convaincre d’un ton très sûr de soi-même, que la Police ne ferait rien en leur encontre, contre eux, rien ! Et qu’elle ne viendrait pas. Mais ils cessèrent de me frapper. Et lorsque je repris contrôle de la vision, je pus voir le responsable de la pizzeria appeler la Police. J’étais à une vingtaine de mètres du cèdre et très près de la porte de l’emplacement. Par la suite, les types se sont mis á rire et a causer entre eux près d’une voiture rouge, et un peu en dehors de l’emplacement où se sont dérouler les faits. Je sentais beaucoup de rage envers eux, mais je n’étais pas en condition pour riposter. Au bout de quelques minutes, ils partirent à pas lent vers une rue en pente toute proche.
Puis, apparut une voiture de Police qui ne s’arrêta pas. Ella roulait à très faible allure. Elle fit le tour de la place, puis disparut. Le responsable de la pizzeria continuait à appeler la Police en donnant des détails sur la description des agresseurs. Les agresseurs retournèrent sur la place, toujours d’un pas tranquille, et montèrent dans la voiture rouge. Le responsable de la pizzeria pris note de la plaque d’immatriculation. Puis, il appela une nouvelle fois la Police, et donna une description de la voiture. La voiture de Police apparut une nouvelle fois sur la place, mais sans s’arrêter pour parler avec moi. Un Policier, derrière de sa fenêtre, me confessa qu’ils étaient ses collègues: « Ils sont nos collègues ». Je ne compris bien la phrase, car le S de « sont » semblait un SH et la N de « nos » s’écoutait à peine. La femme de la pizzeria simula ne pas avoir entendu la phrase ni comprendre la répétition de la même prononcée par moi. Le Policier se proposa pour m’emmener à l’hôpital. Je refusai, car je ne pensais pas que j’étais si mal pour aller à l’hôpital.
Après quelques minutes, le responsable de la pizzeria appela la centrale à nouveau pour demander assistance. Selon lui, la réponse qu’on lui donna serait que la Police n’était pas un service de taxi, et si je voulais aller à l’hôpital, je devrais y aller par mes propres moyens. Et si je voulais déposer une plainte, je devais aller au commissariat le lendemain pendant les heures de bureau. Le responsable de la pizzeria le pris avec une certaine résignation en s’exclamant : « C’est la France ! ». Moi j’étais alors convaincu qu’en France les choses ne se déroulaient pas ainsi, et que les choses allaient fort bien en général.


APRÈS LES FAITS
J’avais perdu mon appétit. Mais je demandai une autre Orangina à l’homme de la pizzeria, qui me l’offrit généreusement. Je pouvais encore bien me rendre compte de ce qui s’était passé. J’étais encore en état de choc. Je ne pouvais identifier encore mes agresseurs avec la Police, parce que je n’avais pas compris la phrase qui se semblait être « Ils chontaux collègues ». Je ramassai certains de mes biens. L’homme de la pizzeria me recommanda d’aller dénoncer les faits, car au cas contraire, si la victime que j’étais ne le faisait pas, alors lui non plus ne pourrait rien faire. Je retournai jusqu’au lieu de l’agression et constatai que mon masque anti-gaz se trouvait encore parterre, a une vingtaine de mètres du cèdre, près de la porte de la haie. J’attendis pour voir si ma famille apparaissait quelque part. Je les appelai par téléphone et ils me dirent qu’ils étaient en chemin. Je ne les ai pas vus. Je les ai rappelés. Finalement, ils m’attendaient dans la voiture. Je les conduisis jusqu’à la zone des thermes centrales pour chercher un hôtel, et je leur racontai ce qui s’était passé.
L’hôtel Cottage était fermé. Je me suis rappelé qu’en hiver ils se déplacent à Courchevel. Ils nous ont très bien traités sur place, surtout lorsque je leur dis que je connaissais plusieurs autorités locales. Nous trouvâmes l’Hôtel Thermal qui était ouvert. Dans la chambre, je sentis un drôle d’odeur. Finalement, je compris que c’était mes propres matières fécales. Je me suis douché pendant 20 minutes pour bien me laver. Je n’ai donc mangé sur toute la journée qu’un peu lors du petit déjeuner, et un petit morceau de pizza. Je ne pus dormir cette nuit-là. La tête me tournait dans le vide.
Au lendemain matin, je pris mon petit déjeuner à l’hôtel. Je me dirigeai à la gendarmerie pour déposer ma plainte. Ils me dirent que je devais me diriger à la Police municipale ou nationale, puisque l’agression n’avait pas eu lieu en campagne, mais bien en ville. Ils me dirent également que je devrais passer une révision médicale soit à l’hôpital soit chez un médecin particulier, et joindre un certificat médical à la plainte. Je préférai aller à l’hôpital plutôt que déranger la docteur Hernandez, par exemple, qui m’avait visité en 2001. De chemin à l’hôpital, je passai par la place où se sont déroulé les faits une nouvelle fois ; et par le marché qui était en pleine activité. Sur un des trottoirs, un peu avant le marché, je vis un mendiant qui semblait être savoyard, assis parterre, demander patiemment de l’argent. A l’hôpital, contrairement à ce que je pensais, j’ai dû payer la consultation, 52.40 euros. Ce matin-là, j’étais convaincu que mes agresseurs étaient des Policiers, si pas de plein droit, au moins des auxiliaires de Police.
Le Dr. KIEFFER m’ausculta, après une heure d’attente bureaucratique, à l’hôpital, dans l’aile d’urgences. Il ne pouvait comprendre que je ne pus me rendre compte d’avoir perdu la conscience. C’est un fait qui s’apprécie davantage en tant que témoin que comme victime. Je lui dis que je me souvenais que, pendant un laps de temps, l’obscurité fut totale. Il me demanda de faire des grimaces, il m’examinait les yeux, les oreilles, et une radiographie de la main.
Je me rendis compte quelques jours plus tard, en me regardant dans le miroir, que j’avais deux hématomes, situés dans la zone pariétale du cuir chevelu, en plus de l’hématome la zone zygomatique (avec une coupure sanguinolente), que j’avais traitée moi-même avec de l’antiseptique, et de la zone érodée et sanguinolente de la main droite. L’annulaire de cette main était enflammé et gonflé. Sur la radiographie il apparut une inflammation causée par une perte synoviale.
L’ambiance à l’hôpital était agréable. Au point de penser même qu’il me plairait d’y travailler. Dans une autre zone des Urgences, se trouvait une femme, étendue et avec la tête sous plâtre.
En sortant de l’hôpital, après avoir payé, je retrouvai ma famille qui m’attendait. Nous passâmes par le marché pour acheter quelques fruits, et par la place où se déroulèrent les faits pour commander une pizza, non pas dans la pizzeria ambulante cette fois —puisque elle n’y était pas à cause du marché—, mais bien dans une qui se trouvait à la base d’un édifice en face. Je marchai jusqu’au commissariat. Il semblait qu’ils avaient tout oublié. Ou, encore mieux, qu’ils voulaient se débarrasser de moi. Finalement, la fonctionnaire a bien voulu retrouver le rapport qu’ils avaient rédigé antérieurement. L’agent MANZATO s’occupa de mon cas, souriant et imperturbable.
Pendant qu’il rédigeait ma déclaration, plusieurs agents passèrent pour me voir un instant, dont le chef en personne, que je connus lors de mon séjour au Petit Saint Bernard.
Je n’étais pas d’accord avec MANZATO sur le fait qu’il n’y ait pas eu de témoins oculaires. Je considère que le gérant de la Pizzeria Régal, selon moi, est un témoin. Et je devrais inclure son épouse, et qui sait si la déclaration ou un vidéo amateur d’un des voisins. La phrase “véritablement il n’y a pas eu des témoins” me paraît illogique, incongrue et malintentionnée. J’étais encore abasourdi par les coups reçus á la tête. Je crois qu’au lieu de dire que j’avais été à Aix pour « prendre les eaux », j’ai lui dit que j’étais allé « prendre les œufs ». Je n’étais pas non plus d’accord avec ce qui avait été mentionné sur la situation de la zone de l’agression. Je n’ai pas quitté la place après avoir payé la pizza et l’Orangina. J’y suis resté. A quelques 20 mètres de la pizzeria, dans la zone non asphaltée, sous le cèdre.
J’ai signé ma déclaration, aveuglé par la confiance que j’avais envers les autorités de la Savoie. J’oubliais de vous dire que nous n’avons regardé aucun fichier de photographies de délinquants, comme il est affirmé dans la déclaration écrite originale. J’offris une mandarine à MANZATO. Puis, je me souvins que nous avions une amie en commun, MARINA MONTEMURRO. Elle m’avait dit qu’il était un des meilleurs jeunes Policiers de Petit Saint Bernard. Mais je n’ai rien dit à MANZATO à ce propos.
Nous partîmes le 5 janvier 2005 à Barcelone, en voiture. Je me réjouis pour une fois de retrouver l’arôme des immondices de Barcelone.

BIEN APRÈS LES FAITS
Pendant plus d’un mois —50 jours—, j’ai senti à maintes occasions une sensation soudaine d’évanouissement. Lorsque je m’approchais de quelqu’un qui ne m’inspirait pas confiance, je ressentais des troubles de vision. La plupart du temps les douleurs de tête étaient insupportables. Le manque de concentration pour pouvoir écrire ou lire était important. Je parlais avec des amis qui se plaignaient que je leur avais posé la même question quelques jours auparavant. Je me répétais, mais je n’en avais aucun souvenir. Deux jours plus tard, je perdis la gaine d’une dent, qu’on a dû me soigner en urgences. Cette dent se situait à proximité de l’os zygomatique endommagé. Dans les conversations avec mes amis, j’étais parfois incapable de me corriger de l’erreur de confondre et utiliser de manière erronée deux mots ressemblants comme Thuja, Yucca. J’essayai de continuer à aller à la salle de sport, mais certains jours, les maux de tête et les vertiges étaient si forts que je ne pouvais y aller. Lorsque j’y allais, je devais faire les exercices avec beaucoup de douceur. Quinze jours après l’agression, j’ai senti une forte douleur au foie (c'est-à-dire, a la capsule de Glisson) et les matières fécales étaient blanches. Par chance, cela ne dura que deux jours. Je n’avais pris que la moitié de la dose d’acetaminophen que le Dr KIEFFER m’avait prescrit, c'est-à-dire, je ne pris que 500 mg. Et 1 mg de dexametasone les jours où les maux de tête se faisaient insupportables. Les autres traitements étaient non dangereux, déjà prouvés auparavant, de type phytothérapique. Ainsi, il est prévisible de penser qu’il y ait pu y avoir une contagion virale (VIH, hépatite) dû aux coupures à la tête et aux mains. Mais il est préférable de faire les tests de détection après un délai de 2 mois. Au niveau de la personnalité, en plus d’une plus grande apathie et d’une grande somnolence contre laquelle je devais lutter pendant la journée, j’ai senti une anxiété démesurée à me baigner en mer. (Je l’ai fait et j’ai attrapé un rhume).


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Écrive-moi /write to me
J'espère encore votre réponse.
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QUO VADIS, FRANCE?
Quo vadis, France?
I used to be a France admirer since I was a toddler. By then, my French relatives came home once a year to meet my father. They had hosted him in the Bretagne during the Spanish civil war. I usually have spent most of my holidays in France, too. Most of my life I have been praising French people. And I admired masonry, too, as they once invited me in the Savoy, to attend an alpine garden. During the summer summit which they held there, I realized that their hundreds of smiling members in the highest charges were all happy and very cool. I specially forced my mind to remember the Aix-les-Bains Savoy bank director, as they said that he was my mentor. So, I plumped for going to Aix-les-Bains to take its thermal waters, when an English friend of mine recommended them for my lung problems. I am multiple chemical sensitive. Once there, I minimized those little troubles that we travelers always find. There were plenty of molds on the main inner wall of the Hebrew thermal steam sitting room. A supermarket cooked couscous was dressed with mineral and very purging. Both facts made me feel angry. For the rest, everything was normal. Only one more thing sounded strange. At the hotel, some people angrily complained to me over the police practices at the parks of the city. I will explain this soon. Their case became my one, even when they had prevented me very precisely.
That January 2005, when I had just arrived to the center of the city, I felt very hungry because I had not eaten for all day long. During the journey, I had not been able to find a smokeless restaurant to have lunch. While I was beginning to eat my warm pizza for dinner, a sort of trembling black out, which I had foreseen suddenly at home two days before that, it came again to me.
If you visit this flowered city, please, take care of very violent young people. They are police apprentices on half-plain clothes. They know how to get the devil out of you, and how to reply ten thousand-fold to your gestures. One of them, in front of you, will feign been mad, while the other one, calmer and appearing later, will keep in a blind angle to your right (if you are right handed). He will start the blows after shattering your things. Then, you should smile, and slowly move over. Move slowly. And smile! You should abandon your food and your objects, and flee. Otherwise, they shall attack you. If it comes to happen that you are able to win the fight, then, they might invite you to gather the police corps.
From outside, this appears somewhat logic. However, when they come and sweep you in a swim of blows off your sitting place, then, you might get quite a different perspective of the logics. In the end, I thought for myself: — This is nor my hour, neither my place to die. And I shouted very convincingly the help word “police”. My two aggressors stopped knocking me. They grinned and walked around for a while. Then, they slowly went away on foot beyond the square. They were very confident about not being chased by the police. At least one of them told me that. The blue-eyed or the brown-eyed one, this I cannot tell you. Quite soon, the police car arrived. The central station is 300 meters away. The angry telephone calls of the pizza vendor, who saw the facts from 20 meters away, had convinced them. Strange enough, officers eluded coming up to me. Only a gullible and unfaithful one told me from behind his car pane window that “They” were “their colleagues”. He even offered to carry me to the hospital. Anyway, I refused because I believed that I was not so bad. I was shocked.
Some minutes elapsed in between the various night-patrolling sets around the square, some streets away the park, to let the always smiling aggressors sleek in their red car that they had parked beside the traveling pizzeria. The pizza vendor got still angrier against the police on his last call, the last one of a cramped series, when he heard the police officers giggling the way the bullies did. —“The police are not a taxi service. I could go on my own way to the police station the next day. But I could go to the hospital the same night, if I wanted to”—he re-said to me. I attended my family who were eating inside a near bistro. We found a cozy hotel up there. There, I washed my body for a long, as it was not very clean. The hits on the head made me soil.
The next day, I went to the police station. It was not very immediately that they were able to find the script of the report. The city is so over-populated! (It has over 25,000 habitants, and there are over 25 police officers). They advised me going to the hospital, if I wanted to claim. I supposed that the service would be free. Instead, in the cozy hospital, they said that it costs a little sum. In the end, they four-folded it. And they still re-send me debt accounts trying to get repeated over-payments. —“Whoever has money, he must pay!” Some doctors commented that I had got really nothing. Obviously, they had never been beaten like I had been. They were convinced, too, that their certificate was not necessary to settle a claim. The medical checking was not bad, but neither as complete as I hoped.
I left and then I went walking to the police station some half a mile away. The officer-of-the peace that attended me for half an hour heaved a series of sighs of true relieve when I answered him that I had not written down nor the plate number of the red car, neither the name and the telephone number of the pizza vendor. He quickly shook the head on my opinion that the aggressors were mad. He feigned to flee when I described one of them as looking very like him. The brown eyed looked like him. But it seemed to me that he had to be more protective over the blue eyed one, as he became angry against while first describing both as brown eyed.
From the masonry meeting, I could recognize the chief officer, among many officers in good humor that came in, one by one, to surreptitiously meet me in the central station locations. I tried to be all the time as cool and smiling as I could. Finally, once the typical very slow typewriting ended, my officer of the peace, always prone to touch his pistol, politely obliged me to sign the script on which he said that there have not been really witnesses on the scene. In “true French language” witnesses are only those whose name, address and telephone-number are known by the victim beforehand. He also faked some main evident deeds. But he “promised” to go and talk to the pizza vendor to get his testimony.
Are you still looking forward to going to Aix-les-Bains (France)? Please, gauge things out! I still have unbearable fits of head ache and dizziness. I heard, too, of strange cases in Paris. Policemen in plain clothes oblige you to claim against someone for robbery. However, it was not so at all. Remember always to make racists comments over Arabic people. That may immunize you from the police beats. If you set your tent on bivouac on the high mountains, policemen on plain cloths may cut and destroy your tent without identifying themselves. If you happen to gaze at a given car in the Savoy, a policeman may shot at you and kill you. Obviously, he gets no punishment. Vive la France!